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Mardi 9 janvier 2007 2 09 /01 /Jan /2007 11:09

Un crime contre l’Humanité doit être jugé par l’Humanité

                      LA PERSONNE HUMAINE , CŒUR DE LA PAIX

 

                                           Peine de mort ou Paix d’amore ?

 

 La mort, notre destin commun, cause assez de peine quand elle est naturelle, sans qu’un progrès soit discernable quand  elle est infligée, même à un criminel. Au matin de l’Aid Idhha, fête où les musulmans restituent à la nature le pouvoir de décider de son cours, l’un d’eux a été pendu à Bagdad. L’humanité va-t-elle mieux se porter ?

 Mme Margaret Beckett ministre britannique des Affaires étrangères, rappelant que le gouvernement britannique ne soutient pas le recours à la peine de mort en Irak ni nulle part ailleurs a déclaré : Saddam Hussein a payé. On peut se demander à qui ? Le porte-parole du mouvement islamiste Hamas, Fawzi Barhoum, a de son côté affirmé à l'AFP à Gaza que cette exécution est un « assassinat politique». Mais à qui profite le crime ?

 Je me suis souvenu qu’en 1990, représentant de Pax Christi International j’avais entre autres avec un ami, Reed Brody de Human Right Watch, demandé à la 46ème session de la Commission des droits de l'homme des Nations unies de prendre une résolution condamnant le massacre de Halabja, ville de 60 000 habitants au lendemain qu’elle fut tombé sous le contrôle des peshmergas (maquisards) de l’Union patriotique du Kurdistan (UPK), soutenus par des Gardiens de la révolution iraniens. Le 16 mars 1988 au matin, le sp ectacle était épouvantable : les rues jonchées de cadavres de gens frappés par la mort chimique au milieu des gestes ordinaires de leur vie, des bébés tétant encore le sein maternel, des enfants tenus par la main par leur père ou leur mère immobilisés, comme dans un instantané, pétrifiés sur place. En quelques heures, il y eu 5 000 morts, dont 3 200, n’ayant plus de famille, ont été enterrés dans une fosse commune.

 Ces faits étaient bien connus en 1990,  leur réalité avérée, mais la Commission des droits de l’homme a décidé de ne pas faire figurer un projet de résolution les concernant à son ordre du jour. Etonnant ? Pas tellement.

 L’évidente vérité c’est que l’Irak était dans l’incapacité de fabriquer l’arsenal indi spensable à une opération éclair de cette envergure et de cette terrifiante efficacité. Mais il disposait d’avions soviétiques et français, tandis que les armes chimiques lui avaient été fournies, prêtes à l’emploi, par des puissances ayant le plus grand intérêt à voir s’affronter l’Iraq et l’Iran deux grands pays pétroliers musulmans, adversaires dangereux d’Israël.

 

 

 

 

 

 

 En condamnant Saddam pour crime contre l’humanité exclusivement pour l’exécution et la di sp arition de 148 civils chiites de la petite ville de Doujaïl, en 1982, en le pendant haut et court avant d’avoir à le juger pour le massacre de Halabja, ses complices ont réussi à faire taire un témoin à charge redoutable.

 Et la paix dans le monde ? C’est un bien trop précieux pour le laisser dans les mains de politiciens qui raisonnent comme Mme Beckett. Si certains s’abusent eux-mêmes, tous se foutent de nous. Les changer ne changera rien tant que la société civile universelle, majoritaire absolue, laissera des pouvoirs minoritaires engendrer le désordre planétaire. Regagnons nos droits sans perdre de vue cette constatation du  Mahatma Gandhi: « Le Gange des droits descend de l'Himalaya des devoirs »

 C’est vrai pour les personnes comme pour les collectivités.

 

 

 

 

                                                                                                Jacques Vittori

 

 

 

Par VITTORI Jacques - Publié dans : aidesanitairesuisse
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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /Sep /2006 09:16

AIDE SANITAIRE SUISSE AUX PALESTINIENS

A nos membres et sympathisants,

 

A nos partenaires associatifs,

 

Messieurs et Mesdames de la presse,

 

 

 

                  ***Appel Urgent pour les hôpitaux palestiniens et libanais***
.

Nous vous avons adressé en juin dernier un appel urgent pour aider les hôpitaux et centres de santé palestiniens.

 

Depuis, diversion abominable,  Israël a exporté au Liban l'horreur de l'opération "Pluie d'été" y compris  la famine comme arme de guerre sur les populations civiles. L’accès de la population palestinienne et libanaise aux besoins élémentaires de survie  - nourriture,  médicaments, soins médicaux, paralysé faute de liquidités, de liberté et d’entraves à la circulation - est par la destruction systématique des infrastructures vitales massive rendu effectivement  quasi impossible par l’armée israélienne.

 

Pour le Liban la Commission des secours estimait, le 10 août, que 29 installations vitales avaient été détruites ou endommagées : Aéroport de Beyrouth, ports, réservoirs d’eau, stations d’épuration, centrales électriques, plus 630 km de routes, 32 stations-service, 145 ponts et bretelles, 7 000 logements, 900 usines, commerces, fermes et marchés…

 

Le bombardement de la centrale électrique de Jiyé a provoqué la marée noire historiquement le plus importante de la Méditerranée.

 

Le Haut Conseil aux secours libanais évalue à 1 110 le nombre de civils tués.

 

Pour Israël, les autorités font état de 157 morts, dont 118 soldats et 39 civils.

 

La reconstruction des infrastructures et des habitations au Liban est conditionnée au respect d’un cessez-le-feu fragile entré en vigueur lundi 14 août au matin. Elle sera longue. Selon l’économiste Marwan Iskandar, le montant des destructions s’élèverait à 6 milliards de dollars( 7,5 milliards de francs suisses) .

 

Le bilan de 34 jours de guerre destructrice au Liban ne saurait masquer  le terrorisme systématique de plus de 60 ans d’occupation de la Palestine. Prélude à l’auto proclamation de l’Etat d’Israël, à Der Yassin village près de Jérusalem, l’armée secrète juive Irgoun et du Groupe Stern  assassinèrent , le 9 avril 1948,  à coup de grenades, mitraillettes et poignards plus de 350 hommes, femmes et enfants. Les “Pluies d’été” israéliennes continuent aujourd’hui de tomber sur les cités, les villes et les villages de Gaza (www.protection-palestine.org)

 

Lamentable constat, d’après Avi Dichter, directeur du Shabak, les renseignements intérieurs israéliens il y a plus de victimes du terrorisme en Israël depuis Septembre 2000 à aujourd’hui que durant toute la période entre la déclaration de l’Etat d’Israël (1948) et le début de l’Intifada en Septembre 2000.

 

Durant les quatre dernières années, 11.356 personnes ont été blessées ou tuées dans des attentats terroristes, comparé à 4.319 entre 1947 et 2000. (www.amb-israel.fr)

Catastrophiques résultats des représailles israéliennes !

La société palestinienne est plongée dans une crise financière sans précédent. Les victimes innocentes sont innombrables. Les neuf mille membres du personnel de santé publique qui ne reçoivent plus de salaires depuis des mois ne peuvent même plus travailler dans des hôpitaux paralysés par la pénurie de médicaments et contraints de suspendre les traitements faute de l’énergie nécessaire au fonctionnement de leurs installations.

L’Aide Sanitaire Suisse aux Palestiniens adresse un Appel urgent à ses membres, amis et sympathisants pour venir en aide aux hôpitaux et centres de santé palestiniens et libanais. Les dons seront directement acheminés aux établissements offrant les plus sérieuses garanties de correcte utilisation. L’ASSP a depuis sa création des liens privilégiés, mais non exclusifs, avec le Croissant Rouge Palestinien.

 

Des vies peuvent facilement être sauvées, de graves handicaps irréversibles évités.

 

Si nous nous permettons de nous adresser à celles et ceux qui déjà généreusement "nous aident à aider" ce n'est pas pour leur demander de donner davantage mais pour les inviter à prendre des initiatives pour réveiller des générosités latentes dans leurs milieux de vie : familial, professionnel, social, associatif. 

 

 

 

N'y a-t-il pas plus grand bonheur que celui que l'on donne ?

 

 

 

Pour plus d’informations :

 

 ASSP 15 rue des Savoises 1205 Genève

Tél. 022 329 82 13 (répondeur en cas d’absence) e-Mail assp@assp.ch  Site www.assp.ch

Compte de chèque postal  12-11690-7

 

 

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DONS REçUS

 

Premier semestre 2005 : 17 603 CHF

 

Premier semestre 2006 : 14 865 CHF

 

Soit 2 738 CHF de moins .

 

Notons que du 1 Juillet  au 17 Août 2006 ,nous avons encore  reçu 4 856 CHF.

 

Pour toute l ‘année 2005 , nous avons reçu 29 951 CHF.

Pour enregistrer cette année autant qu‘en 2005, nous espérons au moins encore 

 

9 800 CHF, malgré le fait que les besoins soient plus conséquents au vu des événements actuels.

 

 

 

Actualités en continu

 

La consultation du site de l’ASSP www.assp.ch est totalement gratuite, son utilisation et la reproduction libre  de son contenu l’est également.

 

Mais il a un coût pour l’ASSP qui, contrairement à la presse gratuite, renonce aux recettes publicitaires.

Les frais d’hébergement, de recherche et de contrôle de la crédibilité des informations sont couverts par des dons au CCP et par le travail de trop peu de bénévoles qui s’y consacrent .

 

Nous vous invitons, si ce n’est déjà fait, à nous communiquer l’adresse électronique à laquelle nous pouvons vous faire parvenir sans frais de port nos informations.

 

Nous nous engageons évidemment à ne pas la diffuser.

 

 

 

MANIFESTATIONS

 

Tout au long de l’année, l’ASSP est régulièrement invitée à tenir un stand, à l’occasion de diverses manifestations ,où elle peut présenter ses projets sur le terrain et renseigner le public.

 

Il est essentiel d’assurer une permanence pour répondre aux questions des visiteurs.

 

Pouvez-vous  vous y engager pour quelques heures ou quelques jours par année à des moments à convenir ,notamment pour le salon du livre  ?

 

Nous pouvons aussi engager de jeunes étudiant(e)s moyennant indemnisations.

 

Par VITTORI Jacques - Publié dans : aidesanitairesuisse
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Mardi 5 septembre 2006 2 05 /09 /Sep /2006 09:03

Dénonçons le crime organisé !

 

 

 

Le Conseil fédéral suisse, les gouvernements qui se sont réunis à Rome le 26 juillet, comme ceux qui composent du Conseil de sécurité des Nations Unies s'expriment d'une même voix. Ce serait merveilleux si ce n'était pas, devant l'horreur du massacre de la population et la destruction systématique des infrastructures civiles libanaises, celle de l'hypocrisie, de la couardise ou de l'irresponsabilité, caractéristiques qui, chacune d'elle et à plus forte raison cumulativement, les rend tous inaptes à exercer le pouvoir dans  leurs pays respectifs.

 

 

 

Comment considérer le gouvernement suisse dont les membres interrompent pour une demi-journée leurs vacances et s'empressent de les retrouver immédiatement après avoir exprimé leur compassion pour les victimes et décidé une aide humanitaire de cinq millions de francs, supplié les agresseurs de garantir un couloir de sécurité pour l'acheminer et laissé Madame Micheline Calmy-Rey, ministre des Affaires étrangères, la seule femme parmi eux, se débrouiller diplomatiquement ?

 

Cette dernière dans l'exercice de ses fonctions avait rappelé la politique de son pays à l'ONU : « Nous avons intérêt à ce que les mêmes règles soient imposées à tous.»

 

Géographiquement petit, les Conventions de Genève donnent à la Suisse une dimension universelle.

 

«En cas de violations des Conventions de Genève, l'Etat dépositaire que nous sommes a le devoir, je dis bien le devoir, de les dénoncer» a déclaré la ministre.

 

(le Temps mercredi 26 juillet 2006).

 

 

 

Micheline Calmy-Rey estime que la guerre au Liban constitue un conflit  entre deux Etats membres des Nations Unis ayant ratifié les Conventions de Genève .Ce point de vue n'a pas été suivi par le reste du Conseil fédéral. Ce dernier a demandé au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de produire un rapport sur la neutralité de l'action helvétique dans le conflit au Proche-Orient.

 

Cette demande cache mal son but véritable qui est de gagner du temps avant de devoir constater la politique étrangère active et solidaire que la Suisse a toujours eue. Pendant la guerre froide, elle avait déjà pris position sur un certain nombre d'événements en les condamnant, comme l'invasion soviétique de la Hongrie, de la Tchécoslovaquie ou encore de l'Afghanistan. La diplomatie suisse avait aussi condamné des régimes comme celui de l'apartheid en Afrique du Sud.

 

Toutes ces prises de position ne sont en rien contraires à la neutralité helvétique.

 

 

 

Concernant la guerre entre Israël et le Liban la ministre des Affaires étrangères n'a pas porté un jugement sur le conflit lui-même, mais bien sur le respect ou non du droit international humanitaire clairement explicité dans les Conventions de Genève dont la Suisse est dépositaire.

 

Sur ce point, il n'est pas question de neutralité.

 

« Celui qui ne s'insurge pas contre la terreur n'est pas neutre » a martelé la ministre le 1er août, jour de la fête nationale.

 

Interpellée par ses auditeurs sur l'évidente contradiction de ses propos avec la position officielle de son gouvernement, Mme Calmy-Rey a refusé la polémique et renvoyé les interrogateurs à leurs propres responsabilités :

 

 « Nous sommes en démocratie, vous pouvez vous exprimer ».

 

 

 

Le Sommet Mondial sur la Société de l'information, qui s'est tenue en mai dernier à Tunis a mis en exergue l'avènement d'une société de communication équilibrée et accessible à tous. La démonstration vient d'en être donnée par la Coupe mondiale de football, événement qui a atteint, tous médias confondus, une diffusion planétaire sans commune mesure avec l'abominable crime atomique de Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945 qui continue de faire souffrir et de tuer aujourd'hui encore.

 

(www.geneve.ch/FAO/2005/20050921.asp)

 

 

 

La justification du massacre d'une population civile pour garantir une paix durable était aussi fallacieuse et criminelle en août 1945 qu'elle ne l'est aujourd'hui au Proche-Orient. Certes si la solution finale, rêve démoniaque d'un minable peintre autrichien ne s'est heureusement pas réalisée, le fascisme connaît d'inquiétantes résurgences même dans nos démocraties, le goulag soviétique a disparu mais Guantanamo et Abou Ghraib ne lui doivent rien dans le mépris de l'être humain.

 

Les conflits sanglants ,la faim, les endémies et la sur-exploitation des ressources naturelles depuis 1945 ont fait plus de victimes directes et indirectes dans le monde que les 50 millions du catastrophique bilan de la seconde guerre mondiale. Justifier la poursuite de massacres de civils pour, comme l'affirme l'administration des Etats-Unis

 

« Parvenir d'urgence à un cessez-le-feu qui soit durable » ne trompe que les imbéciles.

 

 

 

Pourquoi l'opinion publique si bien informée reste-elle passive ?

 

 

 

L'explication est simple. A l'exemple des spectateurs des événements sportifs, elle zappe d'une représentation à une autre : Hier Gaza, puis le Mondial, aujourd'hui le Liban ,déjà la page s’était  tournée avec le dopage du vainqueur du tour de France cycliste que, masquant la mise en échec de Tsahal en Palestine, la une des médias a proclamé la victoire de Scotland Yard sur le terrorisme et l’anniversaire du 11 septembre a donné l’occasion au Président des Etats-Unis d’affirmer que ce n’est pas le cas et que le combat pour la civilisation sera encore long, Benoît XVI en visite privée-médiatisée dans sa terre natale vient  d’en rajouter. L’Eglise romaine a changé de pape, ce qui ne change en rien à l’universalité et à l’actualité du message d’un juif, victime voici deux mille ans d’un assassinat ciblé par les bien-pensants de son temps. 

 

 

 

Le prime-time des médias fait oublier celui de la veille. Nous sommes tous des consommateurs et la publicité constitue en fait la part essentielle de nos informations. Tout se vend et tout sert de support pour capter notre attention. Les enfants, les vedettes en tous genre, la patrie, les idéologies, les mythes, la religion sont d'excellents supports, la curiosité un appât séducteur.

 

 

 

« Nous sommes en démocratie, vous pouvez vous exprimer » .

 

Le collectif Urgence Palestine a proposé une lettre de soutien à Madame Calmy-Rey. Elle le mérite. Mais nous nous adressons à tous ses collègues et à toutes celles et ceux qui se sont proposés à nos suffrages et leur dire simplement mais fermement que nous voulons que la Suisse exige, avec tous les peuples de la planète, l'application des sanctions prévues pour les Etats qui violent le droit humanitaire international et qui s'arrogent celui d'assassiner impunément en se faisant les vassaux du plus puissant pouvoir économique et militaire de tous les temps.

 

 

 

Genève, le 12 septembre 2006                                                      Jacques Vittori

 

    Président de l'ASSP

 

 

 

 

 

 

Par VITTORI Jacques - Publié dans : aidesanitairesuisse
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